Publié par : handistarts | 13 avril 2011

“Tissons nos rêves ensemble”: The Healing Family Foundation (Chiang Mai, Thailande)

IMG_8286 Le mot « saori » en japonais est basé sur deux racines : une connotation de dignité individuelle et la notion de tissage. La particularité de la technique de tissage saori est qu’elle laisse beaucoup de liberté (couleurs, motifs, etc.) et que chaque pièce produite est unique. Depuis 2005, une quinzaine de personnes en situation de handicap mental pratiquent cette technique au centre Baan Sanook (« la maison de la joie » en thai) de Chiang Mai.

La fondation Healing Family est née en 2005 de la volonté conjointe d’un groupe de parents et d’une fondation japonaise de créer un lieu où un groupe de personnes handicapées mentales pourraient se sentir bien et trouver une occupation génératrice de revenus. « Avant l’existence de la fondation, mon fils n’aurait pas eu d’opportunités de faire quelque chose après avoir terminé son cursus à l’école spécialisée, il serait resté à la maison à regarder la télé, comme la plupart des personnes handicapées ici, nous explique Pradit Prechanont, président de la fondation et papa de l’un des bénéficiaires. »

« Il a trouvé une occupation qui lui plait et qui lui assure un petit revenu mensuel. Il a appris à tisser avec plaisir, mais c’est surtout pour l’ambiance qu’il aime venir ici. Plus qu’un endroit où les bénéficiaires travaillent, Baan Sanook est surtout un lieu où ils passent du bon temps ensemble : lors des repas, des moments de loisirs, etc. Cependant, ce n’est pas une obligation de venir au centre, certains ont un métier à tisser chez eux car ils préfèrent travailler à domicile.»

Comme l’explique Haruo Nakayama, l’un des conseillers qui a participé à la mise en place de la fondation, le choix de cette technique de tissage s’est fait pour deux raisons : d’une part parce que c’est un art très libre, et, d’autre part, parce que c’est un type de tissu que l’on peut transformer facilement en différents produits qu’il est réaliste de vendre (tee-shirts, sacs, écharpes, boutons, cartes postales, etc.), ce qui permet donc de générer des revenus pour payer les artistes et faire fonctionner la fondation.

« Nous avons des métiers à tisser spécialement adaptés, et le tissage apporte beaucoup de choses à nos enfants, nous confie Pradit Prechanont. Ils ont beaucoup amélioré la coordination de leurs mouvements, et ça développe aussi leur créativité. Les produits sont le résultat d’une collaboration : les pièces qu’ils tissent sont mises en valeur par deux personnes handicapées physiques. »

Suite au succès de ses activités, la fondation s’est donné la mission de diffuser ses pratiques pour favoriser l’insertion professionnelle de personnes en situation de handicap en Thailande en participant à diverses manifestations socio-culturelles.

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